2 décembre 1914.

A Vermelles (Pas-de-Calais), le château et son parc, deux maisons du village et des tranchées ont brillamment été enlevées par nous. Canonnade assez vive aux abords de Fay (sud-ouest de Péronne). Dans la région de Vendresse-Craonne (Aisne), bombardement violent auquel notre artillerie a riposté avec succès en détruisant une batterie. Dans l'Argonne, l'ennemi a fait sauter à la mine le saillant nord-ouest du bois de la Grurie (situé entre Vienne le Château et Binarville, Marne). Une attaque allemande dirigée contre Fontaine-Madame a été refoulée et nous avons réalisé quelques progrès (enlèvement d'une tranchée dans le bois de Courtes-Chausses (Meuse) et d'un petit ouvrage à Saint Hubert (Meuse).

En Alsace, nos troupes ont enlevé Aspach-le-Haut et Aspach-le-Bas au sud-est de Thann.

3 décembre 1914.

De la Lys à la Somme, violent bombardement  d'Aix-Noulette, à l'ouest de Lens. En Woëvre, l'artillerie allemande a montré une certaine activité mais avec des résultats insignifiants. Sur la rive droite de la Moselle, nous avons occupé Lesmenil et le signal de Xon. Dans les Vosges, nos troupes ont enlevé la Tête de Faux (sud du village du Bonhomme) qui domine la crête frontière et servait d'observatoire aux Allemands. En Alsace, la station de Burnhaupt a été occupée et nous nous installons sur la ligne Aspach-Pont d'Aspach-Burnhaupt.

5 décembre 1914

En Argonne, plusieurs attaques de l'infanterie allemande ont été repoussées par nos troupes, notamment à la corne nord-ouest du bois de la Grurie. Quelques canonnades en Woëvre et en Lorraine. En Alsace, à notre aile droite, nous avons progressé dans la direction et près d'Altkirch. Dans la journée du 3 décembre, nous avons fait 991 prisonniers dans la seule région du Nord. Au nord de la Lys, notre infanterie attaquant au point du jour, a enlevé d'un seul bond deux lignes de tranchées, le gain a été de 500 mètres. Dans la région d'Arras et en Champagne, canonnades intermittentes de part et d'autre. Reims a été bombardée avec une intensité particulière. En Argonne, la lutte est toujours chaude. Nous avons enlevé plusieurs tranchées et repoussé toutes les contre-attaques.

6 décembre 1914.

En Champagne, notre artillerie lourde, très active, a contrebattu avec succès les batteries de l'adversaire. Dans l'Argonne, la guerre de sape se poursuit; nous continuons à progresser lentement, repoussant toutes les attaques de l'ennemi. Légère progression également dans la région de Varennes : l'artillerie allemande y a été réduite au silence.

7 décembre 1914.

En Champagne, notre artillerie lourde a pris, à diverses reprises, un avantage très marqué sur l'artillerie ennemie.  Entre Béthune et Lens, nous avons fini d'enlever le village de Vermelles et la position du Rutoir à l'est de laquelle nous bordons la voie ferrée. Avance assez sensible dans la région de Rouvroy-Parvillers, Le Quesnoy-en-Santerre.

12 décembre 1914.

Dans la région d'Arras, combats d'artillerie. Dans la région de Nampcel (Oise), nos batteries ont réduit au silence les batteries ennemies. Dans la région de l'Aisne, notre artillerie lourde a fait taire les batteries de campagne des Allemands; une de leurs batteries d'obusiers a été complètement détruite au nord-ouest de Vailly. Dans la région de Perthes (Haute-Marne) et dans celle du bois de la Grurie (Marne), combats d'artillerie et quelques engagements d'infanterie qui ont tourné à notre avantage. Sur les Hauts-de-Meuse, l'artillerie ennemie a été peu active; au contraire, la nôtre a démoli à Deuxnouds (à l'ouest de Vigneulles-les-Hattonchatel (Meuse) deux batteries ennemies, l'une de gros calibre, l'autre destinée au tir contre les avions. Dans la même région nous avons fait sauter un blockhaus ry détruit plusieurs tranchées. Dans les Vosges, combats d'artillerie. 

13 décembre 1914.

Dans les Vosges, l'ennemi a attaqué à diverses reprises le signal de la Mère-Henry au nord-ouest de Senones, mais il a été repoussé. On signale aux deux extrémités du front l'échec de deux attaques allemandes : l'une prononcée au nord-est d'Ypres (Belgique), l'autre dirigée contre la gare d'Aspach (Haut-Rhin).

14 décembre 1914.

Dans la région de l'Aisne, au nord-ouest de Soupir, l'ennemi a bombardé violemment nos tranchées; nous avons riposté et bouleversé les siennes. Il n'y a pas eu d'attaque d'infanterie, ni d'une part, ni de l'autre. Notre artillerie a détruit un ouvrage important aux abords d'Ailles (Aisne). Sur les Hauts-de-Meuse, canonnade violente. En Woëvre, après avoir enlevé une ligne de tranchées sur un front de 500 mètres (bois de Mortemare), nos troupes ont repoussé deux violentes contre-attaques. En Alsace, nos progrès ont amené notre front jusqu'à la ligne : cote 425 au nord de Steinbach, pont d'Aspach, pont de Brinighoffen (1500 mètres à l'est d'Eglingen). Un retour offensif de l'ennemi au nord-ouest de Cernay a été repoussé. La gare de Commercy a été bombardée hier par des batteries tirant à très grande distance : dégâts insignifiants. En Alsace, 

15 décembre 1914.

De la Somme à l'Argonne, canonnades intermittentes et peu intenses, sauf dans la région de Crouy. Dans les Vosges, la gare de Saint Léonard, sud de Saint Dié, a été violemment bombardée à grande distance par les Allemands. En Alsace, grande activité de l'artillerie ennemie, sauf à Steinbach où une attaque d'infanterie allemande partie d'Uffholtz a pu prendre pied, nous avons partout maintenu nos progrès antérieurs. Au soir, nous continuons à tenir les hauteurs qui dominent Steinbach.

16 décembre 1914.

Dans la région d'Arras, dans celle de l'Aisne et en Champagne, combats d'artillerie où nous sur divers points pris nettement l'avantage. En Woëvre, nous avons repoussé plusieurs attaques allemandes dans le bois de Mortmare et conservé toutes les tranchées enlevées par nous le 15 décembre. En Alsace, nous avons repoussé une attaque à l'ouest de Cernay.

17 décembre 1914.

Nous avons progressé sur quelques points dans la région de Vermelles (Pas-de-Calais). Tir très efficace de notre artillerie lourde aux environs de Tracy-le-Val (Oise), sur l'Aisne et en Champagne ainsi que dans l'Argonne et dans la région de Verdun. Le soir, nous avons débouché au nord-est d'Arras et nous sommes arrivés aux premières maisons de Saint-Laurent-Blangy (Pas-de-Calais). Sensibles progrès à Ovillers-la-Boisselle, Mametz et Maricourt, dans la région de Bapaume-Péronne  (Somme).

18 décembre 1914.

Dans la région d'Arras, une offensive vigoureuse nous a rendus maîtres de plusieurs tranchées devant Auchy-les-la-Bassée, Loos, Saint Laurent, et Blangy. Sur ce dernier point, nous avons enlevé un front de plus d'un kilomètre, presque toutes les tranchées de première ligne de l'ennemi. Dans la région de Tracy-le-Val, sur l'Aisne et en Champagne, notre artillerie lourde a pris nettement l'avantage. Dans l'Argonne, les Allemands ont fait sauter une de nos tranchées au nord du Four-de Paris et ont essayé d'en déboucher avec trois bataillons. Cette attaque d'infanterie et celle qu'ils ont prononcée à Saint Hubert ont été repoussées. Notre artillerie a détruit deux batteries lourdes dans la région de Verdun.

19 décembre 1914.

De la Lys à l'Oise, nous avons progressé dans la région de Notre Dame de Consolation (sud de La Bassée) de plus d'un kilomètre au cours des deux dernières journées. Nous avons fait également des progrès dans la direction de Carency : à Saint Laurent et Blangy, malgré de très vives contre-attaques, les positions conquises le 17 ont été maintenues. Dans la région d'Albert, nous avons, dans la nuit du 17 au 18 et dans la journée du 18, avancé sous un feu violent et atteint les réseaux de fil de fer de seconde ligne des tranchées ennemies. Au nord de Maricourt, nous avons dû abandonner une tranchée prise la veille et incendiée par l'ennemi au moyen de grenades à main. Plusieurs tranchées allemandes ont été enlevées dans la région de Mametz et dans celle de Lihons; trois violentes contre-attaques allemandes ont été repoussées. Dans la région de l'Aisne, combats d'artillerie. En Champagne, l'artillerie ennemie a montré plus d'activité que le jour précédent. En Argonne, dans le bois de la Grurie, nous avons fait sauter une sape allemande: près de Saint Hubert, l'ennemi, par une attaque très vive, a réussi à progresser légèrement. Il est confirmé que sur les Hauts de Meuse, notre tir, réglé par avions, a démoli deux batteries lourdes et endommagé une troisième batterie. Dans les Vosges, vive fusillade allemande, mais pas d'attaque.

19 décembre 1914.

L'ennemi a montré de l'activité vers Thiepval et vers Lihons. En ce dernier point, une troupe ennemie a été surprise en colonne et littéralement fauchée. 

20 décembre 1914

De la Lys à l'Oise, les forces alliées se sont emparées d'une partie des premières lignes allemandes sur le front Richebourg-l'Avoué - Gvenchy les La Bassée. Au sud-est d'Albert, la tranchée enlevée par nous le 17, près de Maricourt, et perdue le 18, a été reprise hier. Dans la région de Lihons, les Allemands ont attaqué deux fois et très violemment pour nous reprendre les tranchées conquises par nous le 18; ils ont été repoussés. De l'Oise à l'Argonne, supériorité de notre artillerie se manifestant par l'interruption du tir de l'adversaire, la destruction d'abris de mitrailleuses et d'observatoires et la dispersion d'un rassemblement. En Argonne, dans le bois de la Grurie, nous avons repoussé trois attaques : deux sur Fontaine-Madame et une à Saint Hubert.

21 décembre 1914.

De la Lys à l'Aisne : nous avons enlevé un bois près de la route d'Aix-Noulettes-Souchez et occupons ainsi toute la première ligne de tranchées allemandes entre cette route et les premières maisons de Notre Dame de Lorette (sud-ouest de Loss). L'ennemi a bombardé Arras. Notre artillerie lourde a fait taire à diverses reprises l'artillerie ennemie au nord de Carnoy (est d'Albert), elle a bouleversé les tranchées allemandes et culbuté deux pièces d'une batterie établie près de Hem (sud-est de Carnoy). Elle a aussi pris nettement l'avantage sur l'Aisne et dans le secteur de Reims. En Champagne, dans la région de Prosnes, de Perthes et de Beauséjour, ainsi qu'en Argonne, nous avons réalisé sur tout notre front des gains appréciables; en particulier au nord-est de Beauséjour où nous avons conquis 1200 mètres de tranchées ennemies. Dans le bois de la Grurie, nous avons fait exploser qu'âtres sapes minées. Entre l'Argonne et la Meuse, progrès sur tout le front, notamment dans la région de Varennes où le ruisseau de Cheppes a été dépassé de 500 mètres et dans la région de Gercourt-Bethincourt. Sur la rive droite de la Meuse, nous avons gagné du terrain sur la Croupe, à 2 kilomètres nord-ouest de Brabant et dans le bois de Consenvoye. Enfin, sur les Hauts-de-Meuse, légers progrès dans le bois des Chevaliers, au nord-est du fort de Troyon. Nous avons attaqué au nord-ouest de Puisaleine  (sud de Noyon) pris pied dans les tranchées adverses de première ligne et progressé dans le bois de Saint Mard.

22 décembre 1914.

De la Lys à l'Aisne : nous avons refoulé une attaque allemande qui cherchait à déboucher de Carency et pris quelques maisons à Blangy. Une attaque ennemie sur Mametz et les tranchées voisines  n'a pas permis à nos troupes de progresser sensiblement de ce côté. Dans la région de Lihons, trois attaques ont été repoussées. Léger gain à l'est et à l'ouest de Tracy le Val; notre artillerie a tiré efficacement sur le plateau de Nouvron. Dans les secteurs de l'Aisne et de Reims, combats d'artillerie. Autour de Souain, violents combats à la baïonnette; nous n'avons pas progressé de façon sensible dans cette région. Nous avons enlevé aux abords de Perthes les Hurlus trois ouvrages allemands représentant un front de de tranchées de 1500 mètres. Au nord-est de Beauséjour, nous avons consolidé les positions conquises le 20 et occupé toutes les tranchées qui bordent la crête du Calvaire. Dans le bois de la Gruerie, notre progression continue; à Saint Hubert, nous avons repoussé une attaque; dans le bois Bolante, où quelque terrain avait été perdu, nous en avons repris les deux tiers. Entre Argonne et Meuse, légers progrès aux abords de Vauquois; au nord du bois de Malaucourt, nos troupes ont réussi à franchir le réseau de fils de fer et à s'emparer des tranchées ennemies où elles se sont maintenues. Sur la rive droite de la Meuse, dans le bois de Consenvoye, nous avons perdu puis reconquis, après un vif combat, le terrain gagné par nous le 20.  Au nord-ouest de Puisaleine (sud de Noyon), l'ennemi a exécuté hier soir de violentes contre-attaques qui ont toutes été repoussées. Au sud de Varennes, nous avons pris pied hiers soir dans Boureuilles. Nos attaques ont continué aujourd'hui. Elles paraissent nous avoir fait progresser dans Boureuilles et à l'ouest de Vauquois.

23 décembre 1914.

A l'est de Béthune, nous avons repris, en collaboration avec l'armée britannique, le village de Givenchy-les-la-Bassée qui avait été perdu. Dans la région d'Arras, un épais brouillard a ralenti l'activité de l'ennemi et la nôtre. A l'est d'Amiens, sur l'Aisne et en Champagne, combats d'artillerie. Dans la région de Perthes-les Hurlus, nous avons enlevé, après une vive canonnade et deux assauts, le dernier tronçon de la ligne partiellement conquise le 21 : gain moyen : 800 mètres. Dans la dernière tranchée prise, nous avons capturé une section de mitrailleuses (personnel et matériel). Une violente contre-attaque a été repoussée. Nous avons également progressé au nord-ouest de Beauséjouoù l'ennemi a de nouveau contre-attaqué, sans succès. Sensible avance de nos troupes dans le bois de la Gruerie, sur un front de tranchées de 400 mètres et une profondeur allant jusqu'à 250 mètres. Les combats se poursuivent autour de Boureuilles. Les progrès réalisés par nos attaques entre la Meuse et l'Argonne ont été presque entièrement maintenus.

24 décembre 1914.

A l'est et au sud-est d'Amiens, notamment aux abords de Lassigny, combats d'artillerie. Dans la région de l'Aisne, les zouaves, pendant toute la journée ont brillamment repoussé plusieurs attaques et sont demeurés maîtres, près du chemin de Puisaleine, des tranchées allemandes enlevées le 21. En Champagne : nous avons consolidé quelques progrès de la veille dans la région de Craonne et de Reims. Près de  Perthes, toutes les contre-attaques de l'ennemi sur les positions conquises par nous le 22 ont été repoussées.Au nord-ouest de Mesnil-les Hurlus, nous avons enlevé 400 mètres de tranchées allemandes et repoussé une contre-attaque. Les Allemands ont tenté de prendre l'offensive du côté de Ville-sur-Tourbe; Notre artillerie les a dispersés. Dans la région du Ban-de-Sapt, (nord-est de Saint Dié), notre infanterie a fait un bond en avant et s'est établie sur le terrain gagné. Devant la Boisselle (nord-est d'Albert), légère progression de nos troupes. La nuit dernière, une attaque allemande sur le bois de Saint Mard (est de Tracy le Val) a été repoussée. 

25 décembre 1914.

Au nord-est d'Albert, nous nous sommes emparés de la partie du village de la Boisselle située au sud-ouest de l'église et d'une tranchée avancée au sud du village. Au sud de l'Oise, notre artillerie a bouleversé des organisations défensives de l'ennemi dans la région de Bailly et sur le plateau du Nouvron. Sur l'Aisne et en Champagne, combats d'artillerie : plusieurs attaques allemandes ont été repoussées. Au nord de Mesnil, nous nous sommes emparés d'un bois fortement organisé par l'ennemi à l'est des tranchées conquises par nous le 23. Au nord-ouest de Mesnil et à l'est de Perthes, nous avons chassé l'ennemi des tronçons des tranchées qu'il occupait encore et nous sommes maintenant maîtres de toute sa première ligne de défense. Dans la région Cuisy-Bois-de Forges, notre artillerie lourde, en maîtrisant les batteries et les mitrailleuses ennemies,a permis à notre infanterie de faire un bond en avant. Sur la rive droite de la Meuse, les Allemands ont bombardé la corne sud du bois de Consenvoye où nous sommes établis. Dans les Basses-Vosges, nous nous sommes avancés jusqu'à 1500 mètres de Cirey-sur Vezouze. Ce matin, nous avons enlevé une nouvelle tranchée près de Puisaleine et nous sommes maintenus malgré plusieurs contre-attaques. La nuit dernière, l'ennemi a vigoureusement attaqué sans succès dans les Vosges, à la Tête-deFaux. 

26 décembre 1914.

Entre la Lys et l'Oise, nous avons repoussé plusieurs contre-attaquesennemies à Roulettes (ouest de Lens), à la Boisselle (nord-est d'Albert), à Lihons (ouest de Chaulnes) où une tranchée prise à l'ennemi a été perdue, puis reprise après un vif combat. Dans la journée du 24, une très forte attaque allemande a été repoussée à Chivy (nord-est de Soupir). Dans la région de Perthes, notre artillerie a fait taire les batteries qui bombardaient les tranchées récemment conquises par nos troupes. Deux fortes contre-attaques allemandes ont été refoulées dans la nuit du 24 au 25. En Haute Alsace, la journée a été marquée par de sensibles progrès. Devant Cernay, nous avons atteint la lisière des bois sur les collines à l'ouest de la ville; nous nous y sommes maintenus malgré plusieurs contre-attaques. Nous occupons la lisière d'Aspach-le-Bas et les hauteurs qui dominent Carspach à l'ouest.

30 décembre 1914.

Dans la vallée de l'Aisne et en Champagne, l'ennemi a manifesté une recrudescence d'activité qui s'est traduite surtout par un violent bombardement auquel notre artillerie lourde a efficacement répondu. En Argonne, nous avons légèrement progressé dans la région du Four-de-Paris. Entre l'Argonne et la Moselle, canonnade sur tout le front particulièrement intense sur les Hauts-de-Meuse. Dans les Vosges, l'ennemi a prononcé sur la Tête-de-Faux une attaque qui a été repoussée. En Haute-Alsace, nous consolidons nos positions : l'artillerie lourde a réduit au silence les obusiers allemands qui bombardaient Aspach-le-Haut.

31 décembre 1914.

En Champagne, à l'ouest de la ferme d'Alger (nord de Sillery, secteur de Reims), l'ennemi a, dans la nuit, fait sauter deux de nos tranchées et a lancé contre elles une attaque qui a été repoussée. Au nord de Mesnil-les Hurlus, nous avons conquis des éléments de la seconde ligne de défense ennemie. Dans la même région, au nord de la ferme de Beauséjour, nous avons également enlevé des tranchées. L'ennemi a contre-attaqué mais a été repoussées, reprenant à notre tour l'offensive, nous avons à nouveau gagné du terrain. En Argonne, vers Fontaine Madame, nous avons, en faisant sauter une mine et en occupant l'excavation, réalisé un léger progrès. Entre la Meuse et la Moselle, dans la région du bois de Mortmare, 150 mètres environ de tranchées allemandes sont tombées entre nos mains. En Haute-Alsace, nos troupes sont entrées dans Steinbach et ont enlevé la moitié du village maison par maison.

Source : Bulletin des Armées de la République