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Le chapitre des Pendules

Dans un village de la Marne, où d'était installé un de nos quartiers généraux, arrivaient il y a quelques jours, une dizaine de prisonniers allemands, soldats d'infanterie : tous avaient jeté leurs sacs, renfermant leur linge et leurs vivres. Un seul avait conservé le sien.

Pourquoi diable celui-là s'était-il gardé de faire comme leurs camarades et avait-il tenu, au risque de courir moins vite, lors de la débandade, à conserver ce poids sur son dos ?

Son secret fut vite connu : quand on se mit à vider son sac, incroyablement lourd, et qu'il regardait d'un air visiblement inquiet, on en retira, avec toutes les précautions nécessaires, une jolie pendule de marbre blanc, qu'il avait calé entre ses mouchoirs et son caleçon !

Source : Bulletin des Armées de la République,  24 octobre 1914.

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